Le patrimoine de Torcé

Outre les bâtisses privées, la commune de Torcé compte un patrimoine de qualité.

L’église Saint-Médard remonte au XIème siècle et est inscrite comme monument historique depuis 2003.  Elle se compose d’une nef à chevet droit et de deux chapelles dont celle située au sud appartenait aux seigneurs de La Motte : la chapelle Saint Jean. Le retable lavallois du maître-autel est de Pierre Corbineau ; il date de 1652 et a été restauré en 1995 et est répertorié par les Beaux Arts depuis 1964. Les stalles en bois sculpté datent du XVIIème siècle et sont aussi classées aux Beaux Arts. La grille de communion en fer forgé date du XVIIIème siècle.

 L’église Saint Médard abrite sous son autel une crypte. Un diagnostic archéologique réalisé en 2001 avait permis de dégager l’entrée de l’absidiole nord. Il a montré que cet accès avait été modifié maintes fois avant le 17ème siècle. La crypte peut donc être très ancienne !
Ce diagnostic a permis de révéler le mur extérieur de l’église primitive qui comporte un contrefort externe.
Ce premier édifice comprend la crypte telle qu’elle est actuellement, et un choeur au dessus qui pourrait avoir à près le même plan. Dans l’état de la recherche de l’époque (2002), aucune datation pour la construction de cet ensemble ne peut être avancée. Il aurait fallu agrandir les sondages et recueillir du mobilier datant pour cela !

Dans un deuxième temps, une nouvelle église, avec un transept construit en petits moellons vient s’appuyer sur le mur primitif. L’époque d’édification reste à préciser.

Dans un troisième temps, au 15ème siècle, le sol du transept actuel est surélevé et le parement intérieur du mur est repris, les fenêtres actuelles sont rajoutées, alors que la crypte est abandonnée. D’autres travaux reprennent l’ensemble au 17ème siècle.

L’intérieur de la crypte conserve sur ses murs les traces du coffrage de planches qui a servi lors de sa construction ! Un mobilier abondant et intéressant a été retrouvé dans le comblement de la pièce (monnaies, fragments d’enduit peint, fragments de lampe en verre, calcaire sculpté et une ardoise gravée d’une liste de noms. Ce mobilier permet de dater l’abandon de la circulation dans la crypte du 15ème siècle environ !  Se trouve aussi un cercueil en plomb dans lequel repose le squelette d’une femme se nommant demoiselle Marguerite du Boschet, de la seigneurie de la Haye qui daterait du IX siècle.

Les cloches : en 1662, la célèbre Marquise de SÉVIGNÉ qui possédait des terres sur la propriété de LA HAYE, offrit une cloche à l’église sur laquelle on peut lire : “Haute et puissante dame Marie de Rabutin Chantal, veuve du Haut et puissant Seigneur Henry Marquis DE SÉVIGNÉ”. Une autre cloche porte le nom de Marie-Rose de Larlan de Rochefort, dame des NÉTUMIÈRES et de la HAYE DE TORCÉ, fondatrice de la paroisse en 1748.

La Chapelle Saint Roch

Il s’agirait d’un édifice des siècles derniers : en effet il semblerait qu’un tout petit oratoire existait avant la chapelle actuelle qui a été agrandie à la suite d’une épidémie. Cette chapelle était entourée autrefois du cimetière de la commune. Saint Roch était très vénéré pendant les épidémies mais aussi pendant les guerres : les “ex-voto” (offrandes) suspendus sur les murs à l’intérieur de la chapelle témoignent de la reconnaissance de ce saint protecteur.
http://roch-jaja.nursit.com/spip.php?rubrique907
http://roch-jaja.nursit.com/spip.php?article1477